Onglets principaux

Philippe Charlot

Paris

Philippe Charlot est photographe de studio. Il travaille principalement pour la publicité. Autodidacte, sa passion n'est devenue son métier que tardivement.  

Il y avait dans un placard de la maison de Philippe le Photax de son père, objet sacré “ on touche avec les yeux ”. En cachette, il le déshabillais de son étui marron. Il sentait bon le cuir. il tournait son objectif qui faisait sortir cet étrange œil noir et brillant. Belle pièce, objet mythique qui avait accompagné son père durant son service militaire en Algérie. Il en avait rapporté des photos carrées en noir et blanc… Invitation au voyage.

Dans le bas de ce placard qui sentait bon le fixateur, des flashes Magicube à usage unique “ attention, c’est très fragile Philippe ”, un trépied Kodak qui avait bien du mal à rester tranquille, les albums de famille que sa mère tenait rigoureusement à jour… Et puis, le rebut, les photos loupées dans la boîte à chaussures… Des pieds coupés, des carrés noirs, des carrés blancs, un tas de portraits flous… La cour des miracles de la photographie de famille !

Philippe adorait ces photos moches, il les a découpées, collées, brûlées dans les coins pour voir ce que ça faisait…

Un jour enfin, il avait 7 ans. Le « tour de France » passait derrière la maison. La famille en rang d’oignon, ils attendaient les coureurs. La caravane passe, on attrape des sachets Banania. Papa sort cérémonieusement son nouvel appareil. Philippe a le droit de faire sa première photo. Elle a terminé… dans la boîte à chaussures.

Et puis il y avait " Bison " le copain suisse de son père. Ce type un peu bizarre réalisait des documentaires animaliers. L’aventure et l’image encore. – Tu vois cet ours blanc, j’ai du rester dans mon abri 3 jours -sans sortir- avant qu’il s’approche assez prêt pour que je le photographie ! – Ouah chouette ! pensait Philippe

Dès lors, il avait une dizaine d’années, il a commencé à consommer des pellicules et à passer beaucoup de temps dans le petit labo noir et blanc qu'il avait installé chez ses parents.

Le métier de photographe lui paraissait rudement séduisant… mais assez peu sérieux, trop peu pour bien gagner sa vie. Il a donc fait des études de journalisme… sans toutefois lâcher l’affaire. Il créé le club photo de la fac et le magazine qui allait avec.

Et puis, le début de la vie professionnelle : journaliste à Radio France, pigiste au Parisien, rédacteur en chef adjoint de L’Auto-Journal, responsable éditorial des sites web du groupe Mondadori…

La photo dans tout ça ? Il transformait ses vacances en reportage et vendait ses sujets dans de petits magazines. Le premier fut « Camping-Car » !

Et puis un jour… il croise un ami du magazine FHM. Le type est blême, son photographe vient de le lâcher, une session en studio est prévue pour le lendemain. Philippe saisit l’occasion, lui assure qu'il maîtrise l’exercice. – Banco. C’était bien sûr la première fois que Philippe touchait à des flashes de studio… il avait un peu menti, mais l’occasion était trop belle. Il a conservé ce client pendant 5 ans.

Et puis tout est allé ensuite assez vite, d’abord chez Mondadori où il a pu progressivement s’imposer comme photographe, puis en 2009 il a quitté le groupe de presse pour s’installer à son compte. Quittant les rédactions pour devenir photographe freelance de la régie publicitaire.

Une rencontre, celle de Joann Sfar l’auteur du Chat du Rabbin et le réalisateur de Gainsbourg, une vie Héroïque. Avec lui Philippe apprend beaucoup et vite ; « plus on crée plus on est libre, plus on est libre plus on crée ». Il réalise les making-off des projets de Joann et ils préparent ensemble un roman photo qui sortira bientôt chez Dargaud.

Du bouche à oreille, un peu de chance et d'autres clients viennent occuper l'agenda de Philippe. En août 2012, il quitte la France et passe un an au Canada. Une agence de publicité, un magazine de déco... Philippe se confronte à d'autres façons de travailler et une autre approche visuelle. De retour en France un an plus tard il retrouve le marché français et ouvre son propre studio au coeur de Paris, à Oberkampf. Il se consacre de plus en plus à la photo de mode et souhaite ouvrir ses portes aux jeunes photographes afin de leur partager son expérience.

Son travail personnel en tant que photographe

Feedbacks on classes with Philippe Charlot

le 24/01/14

J'ai beaucoup apprécié ma formation "Packshot" en cours particulier avec Philippe, d'autant plus qu'il fallait tout inventer pour faire les photos, aucun matériel sur site, que mon appareil photo....

Nos lieux
de formation

,